Maison CFC

Marcel Lecomte. Une vie repensée | Dans l’ombre du surréalisme de Philippe Dewolf

Nouvelle parution cfc-éditions | Essai biographique | Littérature

Le samedi 19 septembre 2026
À la Maison CFC, à 12h
Entrée libre

 

Philippe Dewolf, journaliste et écrivain avec Frans De Haes, poète et philologue ; Caroline Lamarche, autrice et Frédéric Baal, homme de théâtre et écrivain.

Marcel Lecomte (1900-1966) est un écrivain hors du commun dont l’œuvre est étroitement liée au surréalisme. Centré sur un auteur stylé pour qui la littérature offrait un abri – comme poète et comme critique – cet essai biographique, fruit de longues années de recherches, dresse le portrait d’une personnalité double, aussi riche qu’énigmatique.

« La Maison Internationale de la Poésie, qui regroupait sous sa coupole Le Journal des Poètes et les Biennales Internationales de Poésie ainsi que leurs nombreuses archives, était hébergée à la Maison des Arts de la commune bruxelloise de Schaerbeek. […] Certains livres ou recueils n’étaient représentés que par de rares exemplaires, d’autres s’accumulaient par centaines. C’est en ouvrant l’un de ces casiers que je tombai en arrêt sur un titre : Le Vertige du Réel, mince recueil publié aux Cahiers du Journal des Poètes en octobre 1936. L’intitulé de la plaquette faisait exception dans la marée des publications et m’apparut comme un éclair dans la pénombre ambiante : comment se pouvait-il que le Réel – que l’on présume à la base d’une certaine objectivité du monde sur laquelle s’appuyer à défaut de pouvoir s’y établir – fût vertigineux ? […]  Marcel Lecomte me révélait une face cachée de la littérature, d’autant plus prégnante et pénétrante que lui-même n’y apparaît qu’avec retenue, aux limites d’un style impersonnel. Il savait cependant quel était le drame du langage, qui consiste à opérer un tri entre « les mots choisis et les autres ».

Peu à peu l’idée s’est faite que Lecomte tournait cette réalité vers le lecteur de manière inédite, tout en y prélevant l’insolite. Oui, il traduisait cette réalité avec un grand bonheur dans un langage juste de ton, comme si, de la paume de la main posée sur une poignée de porte, il imprimait un tour imperceptible à l’ovale blanc ouvrant sur l’inconnu. » (Philippe Dewolf, extrait de l’avant-propos, L’Invisible de fil en aiguille)

Philippe Dewolf est né à Bruxelles en 1952. Il a été producteur à la radio-télévision belge (RTBF) de 1979 à 2014. Journaliste culturel, il s’intéresse de longue date à cette « Belgique sauvage » dont il a côtoyé les derniers représentants.